ning expliqué aux enfants

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j’entends d’ici mes zamis-du-cinéma soupirer: « bon, une autre affaire! » — hé oui, désolée, mais oubliez twitter et fessebouk, l’avenir est NING.

NING est une autre patente dont vous allez entendre de plus en plus parler. c’est un réseau social qui se distingue des facebook et autres myspace puisqu’au lieu de réunir vos amis, il réunit des étrangers autour d’un même intérêt ou d’une même passion.

ainsi, si vous trippez sur l’escalade nudiste ou les films bulgares de 1930, peut-être avez-vous une chance via NING de trouver quelqu’un d’autre sur la planète qui partage vos lubies et d’en faire votre ami.

la très éloquente et ma foi fort jolie CEO de NING explique le tout
dans ce clip de CNN.

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hombres locos

mad-men

si vous n’avez pas encore découvert mad men, sachez que je vous envie.

bébé de matt weiner, un des scénaristes des sopranos, la série nous plonge dans le new-york du tournant des années soixante, au coeur d’une agence de pub de madison avenue.

vous qui me connaissez peu, sachez que j’use du « chef-d’oeuvre » avec parcimonie. je suis de ces chialeuses chiantes qui trouvent toujours à redire sur tout.

mad men est un chef-d’oeuvre.

cette série m’a ébaubie. une écriture exceptionnelle au services de thèmes forts et de personnages complexes, un univers fascinant campé avec un mélange de réalisme et de poésie, des comédiens fabuleux (dont l’ô combien sexy john slattery), avec en prime une séquence d’ouverture si jouissive qu’on ne peut s’empêcher de se la retaper douze fois lors de marathons de visionnement…

bref, si vous n’avez pas encore découvert mad men, sachez que vous avez vingt-six heures de gros bonheur sale à portée de DVD.

vous m’en donnerez des nouvelles.

After Last Season… part deux

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autre défaut de fabrication, il m’arrive souvent d’avoir le piton collé. tounes, films, mecs, après trois décennies sur terre force m’est de constater que l’obsession opaque à court terme s’avère pour mon mental bancal un oasis, un baume, un genre de… méditation. (NDLR: bon, méditation trash, mais méditation tout de même. on fait le vide comme on peut…).

menfinbonbref, là j’ai le piton scotché ben dur sur cette bande-annonce de cauchemar et la mini-tempête de spéculation qu’elle a engendré sur certains blogs branchés. (ouiiiii je sais, je vous en ai déjà parlé, mais j’en reparle et j’en reparlerai, tenévoulepourdi.)

menfinbonbref, tout ça pour dire que dans le cadre de mon arpentage compulsif de la toile à la recherche d’indices à propos de cet ovni je suis tombée sur cet énoncé génial qui (en plus de « justifier » ma fascination pour plusieurs trucs inqualifiables…;-) met, je pense, le doigt sur ketchose:

I’ve had this discussion for years and I still believe strongly that, in some extreme cases, exceptional incompetence and incoherence is as magical a gift as premeditated and intentional genius. Not all the time, mind you, but in the case of something like Troll 2 or a trailer like After Last Season, to simply shrug it off is a real shame. You’re missing out on some amazing brain stimulation.

IndieWire / By tully on March 30, 2009

food for thought, non?

les contes de fées 2.0

lachance

mission accomplie pour bernard lachance, ce sympathique hurluberlu de montmagny qui vend ses billets et ses CDs lui-même: oprah a répondu à son invitation sur youtube et l’a invité sur son plateau. l’émission enregistrée la semaine dernière fut diffusée mardi après-midi — résumé du segment ici — et les joies du télétravail m’ont permis de vivre la chose en en direct.

que de larmes, chers amis, mais que de larmes! dieu sait qu’oprah est une habituée de l’humide, mais là, le nombre de kilolitres de liquide lacrymal déversé pendant les quelques quinze minutes consacrées à lachance dépasse l’entendement.

évidemment, c’était vachement étudié pour.

premier acte: la « surprise ». gayle surprend lachance qui bat le pavé devant le chicago theatre. le pauvre jeune homme se met à dégouliner de partout — et ce, dans tous les sens du terme, passant de l’hystérie à la catatonie en un quart de seconde, à la fois ridicule et touchant: il fige, il saute, il pleure, il crie… déjà, difficile de ne pas être un peu remué (surtout si comme moi vous l’avez vu à tout le monde en parle et trouvé étonnament lucide et groundé. et bon… surtout si comme moi vous braillez devant des pubs d’assurance-vie et si comme moi vous vous allongez une fois par semaine pour en parler.)

deuxième acte: il est en studio avec sa sainteté winfrey. à nouveau on se déverse dans le cadre d’un festival de « dream come true » et de tétage fébrile de lachance qui (bien légitimement, il faut le dire) ne peut pas croire qu’il est là. on en rajoute une couche avec une vidéo montrant ses parents et son parcours téméraire sur fond de john williams — retour en studio, évidemment c’est la fonte des glaciers, même OPRAH BRAILLE! on se resaisit, on rigole, on renifle et on va à la pub, promettant la « première américaine » de bernie en fin d’émission.

et là troisième acte, je vous le donne en mille, il chante… the impossible dream/la quête.

si, si.

on the nose
, vous dites?

de quoi gerber pendant douze jours et douze nuits, je sais.

et pourtant… j’étions scotchée à mon écran et j’avions moi-même l’oeil de moins en mois sec.

vois-je poindre une moue méprisante? un sursaut d’épaule suffisant? ah-han…regardez-moi dans les yeux et dites moi que vous n’avez pas, ne serait-ce qu’un quart de seconde, senti votre petit coeur frétiller quand vous avez vu susan boyle pour la première fois?

eh bien bernie et susan, même combat. ce sont nos contes de fées 2.0.

BEN OUI c’est packagé, manipulé, arrangé. so what? pour moi, cette « gestion de phénomène » est une forme de scénarisation interactive et collective nouvelle, directement issue de son époque. on nous propose une « feel-good-dream-come-true-story », et on embarque. et notre enthousiasme change le cours des choses. PARCEQUE nous sommes allés cliquer, la vie de ma’m boyle va être transformée. PARCEQUE nous sommes allés cliquer, le message de bernie a attiré l’attention de la reine de chicago. un clic, un coup de baguette magique.

BEN OUI c’est gros, sursucré, pourri de bons sentiments… mais en ces temps angoissants, n’est-ce pas normal que collectivement on se raconte des histoires guimauves? ne croyez vous pas que si nous n’en n’avions pas tant besoin il y a belle lurette qu’on aurait déterré que genre boyle se la joue sado-maso dans son sous-sol?

on a besoin de croire à cendrillon en ce moment, je pense.

hope. change. et en attendant, collective dillusion.

extra-terrestres multiplateformes

ceux qui ont le triste privilège de me côtoyer savent que j’ai plusieurs obsessions ridicules, les deux principales étant les séquelles laissées à ma génération par les toon tristes et l’arrivée imminente des extra-terrestres.

mais tel n’est pas mon propos du jour — je tenais simplement à bien mettre en contexte mon excitation à la découverte du long-métrage District 9 (D-9), production de Peter Jackson qui prendra l’affiche le 14 août. on y traite – vous l’aurez deviné – d’extra-terrestres, mais sous un angle inédit: la cohabitation avec une colonie de « non-humains » installés sur terre dans des « camps ».

ok oui bon, ça excite peut-être pas le poil des jambes de tout le monde, mais je pense que leur offensive web est d’intérêt général.

une intrigante campagne virale rappelant celle de cloverfield fût lancée en août 2008, soit un an avant la date de sortie du film. au coeur de cette campagne, un site exhaustif à l’intention des humains appelés à cohabiter avec les « non-humans« , auquel sont reliés d’autres sites d’entreprises fictives.

à suirrrrre….