dimanche avec les bonobos

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captivante présentation de susan savage-rumbaugh, une primatologue dont le travail avec les bonobos, s’il est controversé, n’en est pas moins fascinant.

les bononos qu’elle élève dans un contexte mi-humain, mi-animal (« panhomo culture« ) apprennent à communiquer, écrire, et sont bien meilleurs que moi à pacman.

« we believe that it’s not biology, it’s culture. so we are sharing tools, technology and language with another species. »

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gary carter: home run

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rassurez-vous, je ne vous causerai pas balle-molle (NDLR: si un jour je me mets à vous causer balle-molle, repentez-vous et embrassez vos enfants, ce signe méconnu de l’apocalypse est sans appel). ce billet s’attardera plutôt à un homonyme de notre bien-aimé « kid », un visionnaire aussi atypique que brillant que j’ai eu la chance d’entendre à banff. Lire la suite « gary carter: home run »

nurse edie

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ceux qui comme moi étaient des fans-finis des sopranos savent que la vie sans tony, carmela, chris et les autres n’est pas chose facile. ce dont je m’ennuie le plus? les performances de cette brochette d’acteurs exceptionnels, lequels j’imaginais condamnés à rester éternellement identifiés à leurs personas sopraniennes…

hé bien la fabuleuse edie falco a décidé de tenter de nous faire oublier carmela en enfilant les scrubs de nurse jackie, personnage central de la série du même nom lancée sur showtime au début du mois.

entendons-nous de suite: nurse jackie ne joue pas dans’même ligue que les sopranos et autres mad men: c’est une petite demie-heure de « comédie dramatique » sans prétention, plutôt bien foutue, mais qui demeure un truc qu’on oublie deux secondes après l’avoir vu. ceci dit, les deux premiers épisodes sont de bon augure; malgré quelques maladresses (dont certaines ruptures de ton malvenues dans les « b-plot » et une réalisation parfois inutilement esthétisante), les paradoxes de l’héroïne très humaine qu’incarne falco rendent l’ensemble à la fois touchant et caustique. reste à voir si les auteurs sauront éviter les plaques de glace inhérentes à ce genre de combinaison…

TMN (the movie network) nous permet de visionner le premier episode de la série ici.

vous, vous en dites quoi?

post banffum

rentrée sur le macadam samedi, j’avoue avoir un peu de mal à me réadapter à notre air vicié et à l’absence de bestioles. j’avoue également avoir un peu de mal à entamer la digestion de tout ce que j’ai gobé tout rond pendant six jours… si le tri de toutes ces informations, impressions et opinions me prendra encore quelques jours, je crois tout de même en être venue à une conclusion.

en voyant s’agiter tous ces costards-sans-cravates paniqués, désespérés de constater que leurs acquis ne valent plus grand-chose, consternés de ne pas réussir à reproduire les modèles éprouvés et angoissés de n’y rien comprendre, je me suis trouvée chanceuse.

vous l’êtes aussi.

ce que nous vivons est fabuleux. excitant. exaltant. nous avons une chance inouïe comme créateurs, penseurs, facilitateurs. tout est possible. tout est à (ré)inventer. cessons d’avoir peur, cessons d’être nostalgiques, de pleurer la mort « d’un certain cinéma » et de lever le nez sur ce que beaucoup d’entre nous considéraient jusqu’ici une culture du superficiel et de l’instantané sans substance.

ce que nous vivons est fabuleux. excitant. exaltant. nous avons une chance inouïe comme créateurs, penseurs, facilitateurs. nous avons à notre disposition un tout nouveau continent et une pléthore de nouveaux idiomes. à nous de raconter de nouvelles histoires… autrement.
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les grosses bêtes

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oui, on vient à banff pour shmoozer et pour tâter de la tendance. mais on vient aussi à banff parceque c’est *&%?*%ment beau, et que les quelques moments passés dans le silence de l’immensité rocheuse donnent un sens à toutes ces transmédianeries 2.0. ceux qui ont eu la chance de passer par ici savent de quoi je parle.

bref, je viens (enfin!) de faire ma première randonnée. même si j’étais (comme d’hab) seule et esseulée et qu’un chauffeur de taxi m’avait prévenue qu’une maman grizzly rôdait dans les parages, j’ai pris mon courage à deux mains et suis allée déambuler dans la nature comme la femme de l’an deux mille que je suis….

il y avait une bonne heure que j’avançais à travers la forêt (en prenant soin de cogner deux roches ensemble pour « annoncer » ma présence) lorsque soudainement quelque chose bouge à ma gauche.

je m’arrête net. tappe-tappe les cailloux.

ça bouge encore — ça a l’air gros.

mon coeur bat la chamade, j’ai soudainement très chaud.

je ne sais pas si je dois avancer ou reculer, alors je ne fais rien du tout.

re-tappe-tappe les cailloux… pour finalement faire émerger du bosquet deux MINUSCULES suisses qui s’approchent de moi, bien fiers de leur coup. j’explose de rire — ça ne les effraie pas du tout, au contraire! ces cons là se mettent à me suivre! ils m’ont accompagnée sur une bonne dizaine de mètres avant de me larguer sans demander leur reste, ayant soudainement entamé une partie de tag à laquelle ils ne m’ont pas conviée.

je n’aurai donc pas vu de wapiti, mais j’aurai été « stalkée » par deux suisses baveux.

pas besoin de vous dire où est la grosse bête dans cette histoire.

blogueuse invitée: catalina briceno

c’est avec grand plaisir que j’accueuillerai de temps à autre une blogueuse invitée de grande qualité: catalina briceno, productrice des têtes à claques et directrice des opérations chez salambo production. dans son premier billet, miss briceno aborde la brûlante question du financement des productions web. enjoy!

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Suite à mon entrevue avec Dominique Poirier mardi matin, j’ai eu envie de compléter ma pensée par quelques réflexions supplémentaires et ma chère amie la siffleuse m’a offert un espace pour siffler à mon tour, car après tout si un siffleux peut… enfin, ne nous égarons pas…

L’entrevue faisait suite à une série d’articles parus dans LaPresse du 6 juin qui faisaient état de l’engouement pour la WebTélé au Québec d’une part, et, d’autre part, de la cruelle absence de moyens mis à la disposition des producteurs de WebTélé pour réaliser leurs projets. Le sujet est d’autant plus à propos que dans les derniers mois, nous avons vécu tour à tour, la disparition du Fonds des nouveaux médias de Téléfilm Canada, l’annonce de la création du Fonds des médias du Canada dont les règles restent à être annoncées et les audiences du CRTC qui évaluaient si, oui ou non, il serait pertinent de réglementer l’espace néo-médiatique de la même façon qu’on réglemente au Canada l’espace de radiodiffusion et de prévoir un mécanisme de financement issus des redevances qui seraient payées par les fournisseurs d’accès Internet.

La question qui m’a le plus troublée au cours de l’entrevue a été lancée par Dominique Poirier à peu près comme ceci : «Tout le monde s’accorde pour dire que la plupart des projets de WebTélé ne paient pas; pourquoi alors soutiendrait-on un secteur qui n’est pas rentable? ». La réponse cynique – et pourtant vraie- à cette question aurait été que si on suit ce raisonnement, il faudrait alors cesser de soutenir la télévision, le cinéma, l’édition, la musique, la danse, les musées, les festivals et l’ensemble des initiatives culturelles de notre beau grand pays. Car la vérité toute vraie est qu’aucun secteur culturel n’est rentable. Et pas seulement ici. Tous les pays subventionnent leur culture, à l’exception de l’Inde et des Etats-Unis. Mais qu’est-ce que la rentabilité en matière de culture? Ce que je sais c’est que les industries culturelles sont payantes à bien des égards. Elles sont des vecteurs économiques puissants dont les retombées se comptent en emplois, en savoir-faire, en biens de consommation, en pluralité de points de vue et en rayonnement culturel. Bref, en enrichissement collectif. Voilà pourquoi il est économiquement viable et intelligent de soutenir la culture.

Pour en revenir à la création des produits audiovisuels culturels destinés à Internet, la question qu’on doit alors se poser est : pourquoi la plupart des programmes actuels au Québec et au Canada excluent les contenus originaux – qu’ils soient linéaires ou interactifs – destinés uniquement au Web? Reste-t-il quelqu’un dans ce pays qui ne sache pas que nous assistons à une mutation profonde de nos habitudes de consommation et de communication par l’avènement d’Internet dans nos vies? Reste-il quelqu’un pour douter de la vitesse fulgurante à laquelle ces changements se produisent? Pourquoi alors – en 2009- sommes-nous encore à devoir compter sur l’esprit aventureux et missionnaire de quelques illuminés qui ont décidé de se lancer sans filets dans cet univers pour investir de leurs voix un espace de création culturel que les décideurs s’entêtent à ignorer?

Pour répondre à cette question, il faut avant toute chose que l’industrie audiovisuelle reconnaisse le Web comme un médium à part entière. Non pas un sous-produit de la télévision, mais bien un médium qui comporte sa propre culture de création, de partage et de consommation. Produire un film ou une émission TV a comme finalité de livrer un produit fini et fermé à un distributeur ou un diffuseur. Produire du contenu original destiné au Web, c’est livrer un projet ouvert et dynamique, qui sera appelé à voyager sans limites et à se transformer au gré de son appropriation par les utilisateurs. Diffuser sur le Web est habituellement le début d’une relation avec un auditoire, une relation appelée à demeurer ouverte. Voilà pourquoi l’Internet comporte ses propres défis en matière de production, de diffusion, de promotion. Voilà aussi pourquoi il n’y existe pas de modèles économiques uniques ou permanents. Commençons par accepter cet état de fait. Il nous sera alors possible de commencer à réfléchir à des solutions adaptées à cet environnement. Il sera également plus simple de comprendre les revendications des producteurs en nouveaux médias et en WebTV qui exigent, par la voix de leur Regroupement des mesures concrètes pour élaborer un éco-système de financement durable et adapté aux spécificités du secteur numérique.

visiteur

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cette adorable bestiole vient de passer sur ma terrasse, s’arrêtant une seconde devant ma porte patio avant de détaler vers l’ouest.

je suis sortie et me suis tournée vers un monsieur qui travaillait à réparer un des barbecues du resort. « hey, did you see the pine marten? don’t pet him, hey, they are quite wild! hey, they are squirrel-killers… »

ceux qui ont le triste privilège de me côtoyer peuvent m’imaginer en train de battre des mains comme une otarie… j’en veux un!!!!!!!!