HOOOOO!

MILOU+SANTA

mille excuses à ceux qui attendaient impatiemment de mes nouvelles, mais la vie avec le père noël n’est pas de tout repos!  il est minuit et quart, nous venons tout juste de terminer les derniers ajustements à la PNP, après sept journées de vingt heures passées avec l’infatigable barbu et son équipe.  je reprends l’avion demain matin pour montréal, étourdie, épuisée mais bien consciente du privilège exceptionnel que j’ai eu de côtoyer l’homme le plus généreux de l’univers et de découvrir ses secrets…  secrets que je partagerai avec vous sous peu, promis.

ho! ho! ho!…. HO!

Le village du Père Noël à Rovaniemi en Laponie.

Le village du Père Noël à Rovaniemi en Laponie.

après un mois de pré-production éreintant, alexandre bérard et moi nous embarquons dans quelques heures pour le pôle nord afin de compléter l’installation de la nouvelle console PNP, le système lancé l’an dernier qui a permis à plus d’un million et demi d’enfants de recevoir un message personnalisé du père noël.

près de vingt-quatre heures de voyagement nous mèneront à rovaniemi dans le cercle polaire, à quelques 900 km d’helsinki, lieu de résidence officielle du père noël.  (NDLR: je suis un peu déçue — j’espérais qu’il vienne nous chercher à helsinki en traîneau, mais celui-ci n’entre semble-t-il en opération qu’en novembre…)

alex et moi passeront sept jours avec le PN et son équipe afin d’effectuer des tests et former l’équipe de lutins qui opérera la console.

à suivre cette semaine.

temps mort: cinéweb

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selon le synopsis officiel, c’est « la web série de l’heure« … et si cette autopromotion maladroite m’a bien entendu fait sourciller, le visionnement des deux premiers épisodes de tempsmort.tv m’aura forcée à donner raison à l’auteur de ce texte racolleur.

lancée le 9 juillet, la série suit le quotidien de joël, survivant d’un cataclysme survenu quelques mois plus tôt qui a laissé le québec sans électricité, figé dans le silence et la neige… une neige qui tombe sans arrêt depuis 180 jours. Lire la suite

si les siffleux…

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j’ai récemment réalisé que certains de mes amis importés et/ou quarante-/quincagé-/soixante-naires n’avaient aucune idée de ce à quoi faisait référence le titre de ce dévidoir d’incongruités.

« si un siffleux sait siffler, je peux siffler moi aussi! » est un des rares souvenirs que j’ai de passe-partout, cette émission-phare de ma génération que je semble être la seule à avoir détestée — je trouvais passe-partout nounoune, les marionettes laides et la musique in-sup-portable. seul fardoche (un personnage de fermier/homme de la terre) trouvait grâce à mes yeux, et j’avais un peu pitié de passe-montagne, benêt rêveur « pogné » avec deux femelles hystériques…

enfinbonbref, un sketch devenu légendaire mettait en scène le dit passe-montagne en train d’essayer de siffler. on passait de passe-montagne à des images de marmottes, qui sifflotaient sans problème alors que notre homme ne parvenait qu’à crachoter sans émettre un son… ce qui le rendait furieux. « si un siffleux sait siffler, je peux siffler moi aussi!« , répétait-il sans arrêt, enragé, entre deux tentatives. si je me souviens bien, il n’atteignait jamais son but, piquait une sainte colère et était tiré hors-cadre par passe-partout et passe-carreau. (d’ailleurs, comme le mentionne cette blogueuse, on repassera côté pédagogie…)

vous voilà donc dans le coup, chers amis outre-atlantiques et/ou pré-seventies
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à vous maintenant de m’éclairer: comment diantre vous expliquiez-vous le titre de ce blogue sans savoir ce que je viens de vous raconter?!?! si j’en crois les théories hilarantes échaffaudées par certaines de mes fréquentations hexagonales (merci ma bichette), nos amis fouisseurs semblent avoir inspiré certains bijoux d’inventivité… merci de les partager avec curieuse petite moi!

le warhol du web

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je n’avais personellement jamais entendu parler de joshua harris avant de lire cet article du utne reader. et pourtant, selon ses propres dires, harris est « le plus grand artiste du 21e siècle« .

je vous entends d’ici lever les yeux au ciel, mais je dois avouer qu’après une exploration un peu plus poussée du personnage j’en suis venue à comprendre pourquoi certains appellent harris le « warhol du web »: à la fois visionnaire et mégalomane, harris est de ces artistes qui vivent sans compromis, par et pour leurs convictions… et dont le cheminement créatif en lui-même devient manifestation artistique.

« we live in public« , documentaire de ondi timoner primé à sundance, explore deux de ses projets les plus controversés: quiet (1999) et we live in public (2001), mises en scène expériencielles visant à prouver que privé d’intimité, l’être humain se transforme en zombie.

après le dotcom boom, harris a les poches pleines et décide d’enfermer pendant un mois 100 artistes consentants dans un bunker/hotel où ils seront filmés 24 heures sur 24. histoire d’ajouter au potentiel explosif de l’expérience, les participants ont accès à un stand de tir et des armes à feu… alertée par FEMA qui voit en quiet les germes d’une secte millénariste, c’est finalement la police de new-york qui mettra un terme à cette première folie.

harris décide alors de se mettre lui-même en scène en installant 32 caméras dans le loft qu’il partage avec sa blonde et en restant « live » 24/7. à la fois cobaye et geolier, harris va se désintégrer sous les yeux des internautes, perdant lentement l’esprit… et sa fortune de quelques 80 millions. CQFD.

sur nos écrans à l’automne.

la grande dépression

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étonnamment, un des panels les plus divertissants de mon périple banffesque réunissait quatre individus fort déprimés – des broadcasters, évidemment – autour d’une question ô combien déprimante: “elle est où, l’argent?

cordés sur scène se trouvaient notamment david purdy (le suprenament sympatique) représentant de rogers cable, karin gilford (une transfuge de yahoo passée chez comcast) et mon chouchou du moment, le brillantissime gary carter.

le modérateur a ouvert en demandant aux panelistes ce qui les empêchait de dormir la nuit.

1) purdy a confié faire de l’insomnie en pensant à ce qui allait advenir de leur modèle d’affaires basé sur abonnement. de nombreuses nuits blanches l’auront finalement mené à la conclusion que le salut passerait par un système d’abonnement multiplateforme, avec tarif mensuel qui donnerait accès aux contenus à la télé, sur le web et tutti quanti.

2) c’est la « dévalorisation » de la production qui tient karin gilford éveillée la nuit. produire quelque chose de qualité coûte toujours aussi cher – et ces productions sont aujourd’hui évaluées et consommées de la même façon que des trucs boboches tournés dans des demi sous-sols. ceci déprime beaucoup karin.

3) après avoir répété la question, carter pousse un long soupir et laisse simplement tomber : “what does it mean to be a producer of entertainment in the 21st century?

à mon humble avis, carter pose ici la seule vraie question que nous devons aujourd’hui nous poser. notre réflexe premier est – et c’est parfaitement normal – de tenter de sauver notre peau et de trouver une façon d’arrimer nos vieux modèles à la réalité émergente… mais avant toute chose, ne devrions-pas accepter cette réalité? « tomorrow is now« … à nous de changer.

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dimanche avec les bonobos

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captivante présentation de susan savage-rumbaugh, une primatologue dont le travail avec les bonobos, s’il est controversé, n’en est pas moins fascinant.

les bononos qu’elle élève dans un contexte mi-humain, mi-animal (« panhomo culture« ) apprennent à communiquer, écrire, et sont bien meilleurs que moi à pacman.

« we believe that it’s not biology, it’s culture. so we are sharing tools, technology and language with another species. »

gary carter: home run

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rassurez-vous, je ne vous causerai pas balle-molle (NDLR: si un jour je me mets à vous causer balle-molle, repentez-vous et embrassez vos enfants, ce signe méconnu de l’apocalypse est sans appel). ce billet s’attardera plutôt à un homonyme de notre bien-aimé « kid », un visionnaire aussi atypique que brillant que j’ai eu la chance d’entendre à banff. Lire la suite

nurse edie

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ceux qui comme moi étaient des fans-finis des sopranos savent que la vie sans tony, carmela, chris et les autres n’est pas chose facile. ce dont je m’ennuie le plus? les performances de cette brochette d’acteurs exceptionnels, lequels j’imaginais condamnés à rester éternellement identifiés à leurs personas sopraniennes…

hé bien la fabuleuse edie falco a décidé de tenter de nous faire oublier carmela en enfilant les scrubs de nurse jackie, personnage central de la série du même nom lancée sur showtime au début du mois.

entendons-nous de suite: nurse jackie ne joue pas dans’même ligue que les sopranos et autres mad men: c’est une petite demie-heure de « comédie dramatique » sans prétention, plutôt bien foutue, mais qui demeure un truc qu’on oublie deux secondes après l’avoir vu. ceci dit, les deux premiers épisodes sont de bon augure; malgré quelques maladresses (dont certaines ruptures de ton malvenues dans les « b-plot » et une réalisation parfois inutilement esthétisante), les paradoxes de l’héroïne très humaine qu’incarne falco rendent l’ensemble à la fois touchant et caustique. reste à voir si les auteurs sauront éviter les plaques de glace inhérentes à ce genre de combinaison…

TMN (the movie network) nous permet de visionner le premier episode de la série ici.

vous, vous en dites quoi?

post banffum

rentrée sur le macadam samedi, j’avoue avoir un peu de mal à me réadapter à notre air vicié et à l’absence de bestioles. j’avoue également avoir un peu de mal à entamer la digestion de tout ce que j’ai gobé tout rond pendant six jours… si le tri de toutes ces informations, impressions et opinions me prendra encore quelques jours, je crois tout de même en être venue à une conclusion.

en voyant s’agiter tous ces costards-sans-cravates paniqués, désespérés de constater que leurs acquis ne valent plus grand-chose, consternés de ne pas réussir à reproduire les modèles éprouvés et angoissés de n’y rien comprendre, je me suis trouvée chanceuse.

vous l’êtes aussi.

ce que nous vivons est fabuleux. excitant. exaltant. nous avons une chance inouïe comme créateurs, penseurs, facilitateurs. tout est possible. tout est à (ré)inventer. cessons d’avoir peur, cessons d’être nostalgiques, de pleurer la mort « d’un certain cinéma » et de lever le nez sur ce que beaucoup d’entre nous considéraient jusqu’ici une culture du superficiel et de l’instantané sans substance.

ce que nous vivons est fabuleux. excitant. exaltant. nous avons une chance inouïe comme créateurs, penseurs, facilitateurs. nous avons à notre disposition un tout nouveau continent et une pléthore de nouveaux idiomes. à nous de raconter de nouvelles histoires… autrement.
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les grosses bêtes

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oui, on vient à banff pour shmoozer et pour tâter de la tendance. mais on vient aussi à banff parceque c’est *&%?*%ment beau, et que les quelques moments passés dans le silence de l’immensité rocheuse donnent un sens à toutes ces transmédianeries 2.0. ceux qui ont eu la chance de passer par ici savent de quoi je parle.

bref, je viens (enfin!) de faire ma première randonnée. même si j’étais (comme d’hab) seule et esseulée et qu’un chauffeur de taxi m’avait prévenue qu’une maman grizzly rôdait dans les parages, j’ai pris mon courage à deux mains et suis allée déambuler dans la nature comme la femme de l’an deux mille que je suis….

il y avait une bonne heure que j’avançais à travers la forêt (en prenant soin de cogner deux roches ensemble pour « annoncer » ma présence) lorsque soudainement quelque chose bouge à ma gauche.

je m’arrête net. tappe-tappe les cailloux.

ça bouge encore — ça a l’air gros.

mon coeur bat la chamade, j’ai soudainement très chaud.

je ne sais pas si je dois avancer ou reculer, alors je ne fais rien du tout.

re-tappe-tappe les cailloux… pour finalement faire émerger du bosquet deux MINUSCULES suisses qui s’approchent de moi, bien fiers de leur coup. j’explose de rire — ça ne les effraie pas du tout, au contraire! ces cons là se mettent à me suivre! ils m’ont accompagnée sur une bonne dizaine de mètres avant de me larguer sans demander leur reste, ayant soudainement entamé une partie de tag à laquelle ils ne m’ont pas conviée.

je n’aurai donc pas vu de wapiti, mais j’aurai été « stalkée » par deux suisses baveux.

pas besoin de vous dire où est la grosse bête dans cette histoire.

blogueuse invitée: catalina briceno

c’est avec grand plaisir que j’accueuillerai de temps à autre une blogueuse invitée de grande qualité: catalina briceno, productrice des têtes à claques et directrice des opérations chez salambo production. dans son premier billet, miss briceno aborde la brûlante question du financement des productions web. enjoy!

briceno

Suite à mon entrevue avec Dominique Poirier mardi matin, j’ai eu envie de compléter ma pensée par quelques réflexions supplémentaires et ma chère amie la siffleuse m’a offert un espace pour siffler à mon tour, car après tout si un siffleux peut… enfin, ne nous égarons pas…

L’entrevue faisait suite à une série d’articles parus dans LaPresse du 6 juin qui faisaient état de l’engouement pour la WebTélé au Québec d’une part, et, d’autre part, de la cruelle absence de moyens mis à la disposition des producteurs de WebTélé pour réaliser leurs projets. Le sujet est d’autant plus à propos que dans les derniers mois, nous avons vécu tour à tour, la disparition du Fonds des nouveaux médias de Téléfilm Canada, l’annonce de la création du Fonds des médias du Canada dont les règles restent à être annoncées et les audiences du CRTC qui évaluaient si, oui ou non, il serait pertinent de réglementer l’espace néo-médiatique de la même façon qu’on réglemente au Canada l’espace de radiodiffusion et de prévoir un mécanisme de financement issus des redevances qui seraient payées par les fournisseurs d’accès Internet.

La question qui m’a le plus troublée au cours de l’entrevue a été lancée par Dominique Poirier à peu près comme ceci : «Tout le monde s’accorde pour dire que la plupart des projets de WebTélé ne paient pas; pourquoi alors soutiendrait-on un secteur qui n’est pas rentable? ». La réponse cynique – et pourtant vraie- à cette question aurait été que si on suit ce raisonnement, il faudrait alors cesser de soutenir la télévision, le cinéma, l’édition, la musique, la danse, les musées, les festivals et l’ensemble des initiatives culturelles de notre beau grand pays. Car la vérité toute vraie est qu’aucun secteur culturel n’est rentable. Et pas seulement ici. Tous les pays subventionnent leur culture, à l’exception de l’Inde et des Etats-Unis. Mais qu’est-ce que la rentabilité en matière de culture? Ce que je sais c’est que les industries culturelles sont payantes à bien des égards. Elles sont des vecteurs économiques puissants dont les retombées se comptent en emplois, en savoir-faire, en biens de consommation, en pluralité de points de vue et en rayonnement culturel. Bref, en enrichissement collectif. Voilà pourquoi il est économiquement viable et intelligent de soutenir la culture.

Pour en revenir à la création des produits audiovisuels culturels destinés à Internet, la question qu’on doit alors se poser est : pourquoi la plupart des programmes actuels au Québec et au Canada excluent les contenus originaux – qu’ils soient linéaires ou interactifs – destinés uniquement au Web? Reste-t-il quelqu’un dans ce pays qui ne sache pas que nous assistons à une mutation profonde de nos habitudes de consommation et de communication par l’avènement d’Internet dans nos vies? Reste-il quelqu’un pour douter de la vitesse fulgurante à laquelle ces changements se produisent? Pourquoi alors – en 2009- sommes-nous encore à devoir compter sur l’esprit aventureux et missionnaire de quelques illuminés qui ont décidé de se lancer sans filets dans cet univers pour investir de leurs voix un espace de création culturel que les décideurs s’entêtent à ignorer?

Pour répondre à cette question, il faut avant toute chose que l’industrie audiovisuelle reconnaisse le Web comme un médium à part entière. Non pas un sous-produit de la télévision, mais bien un médium qui comporte sa propre culture de création, de partage et de consommation. Produire un film ou une émission TV a comme finalité de livrer un produit fini et fermé à un distributeur ou un diffuseur. Produire du contenu original destiné au Web, c’est livrer un projet ouvert et dynamique, qui sera appelé à voyager sans limites et à se transformer au gré de son appropriation par les utilisateurs. Diffuser sur le Web est habituellement le début d’une relation avec un auditoire, une relation appelée à demeurer ouverte. Voilà pourquoi l’Internet comporte ses propres défis en matière de production, de diffusion, de promotion. Voilà aussi pourquoi il n’y existe pas de modèles économiques uniques ou permanents. Commençons par accepter cet état de fait. Il nous sera alors possible de commencer à réfléchir à des solutions adaptées à cet environnement. Il sera également plus simple de comprendre les revendications des producteurs en nouveaux médias et en WebTV qui exigent, par la voix de leur Regroupement des mesures concrètes pour élaborer un éco-système de financement durable et adapté aux spécificités du secteur numérique.

visiteur

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cette adorable bestiole vient de passer sur ma terrasse, s’arrêtant une seconde devant ma porte patio avant de détaler vers l’ouest.

je suis sortie et me suis tournée vers un monsieur qui travaillait à réparer un des barbecues du resort. « hey, did you see the pine marten? don’t pet him, hey, they are quite wild! hey, they are squirrel-killers… »

ceux qui ont le triste privilège de me côtoyer peuvent m’imaginer en train de battre des mains comme une otarie… j’en veux un!!!!!!!!

mad men, mad men, mad men

j’ai malheureusement manqué la séance « view from the top: drama forecast » présentée hier, ayant plutôt choisi d’assister aux pitchs des équipes participant au concours TV360 de téléfilm canada (dont je vous reparlerai).

ce panel réunissait nicolas brown (directeur des dramatiques à la BBC), benjamin davis (AMC), robin gurney (développement à IMAGINE Television), gary marenzi, (co-president, worldwide television, MGM) et francesca orsi (directrice du développement à HBO) autour d’une question: qu’est-ce qui nous attend en télévision?

le fort sympathique créateur de la webtélé « comment survivre aux weekends » olivier aghaby et sa tout aussi sympa collègue catherine pilon ont assisté à ce panel et ont été assez gentils de m’en faire un compte rendu. grosso-modo, personne sait de quoi demain sera fait. certains se risquent à dire que dans le contexte économique actuel, un retour de la comédie est à prévoir… mais les succès de séries comme breaking bad, mad men et southland contredisent cette tendance annoncée.

d’ailleurs, ce prestigieux panel est unanime: la meilleure série du moment, c’est mad men.

bon, me croyez-vous là? ;-)

PS: vous pouvez regarder gratuitement le premier épisode ici.
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renééééé!

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j’ai eu la chance de rencontrer ben « de la vedette » dans ma carrière. pourtant, jusqu’à présent, je n’avais été « starstruck » que deux fois: lorsque j’ai pris un verre avec keren ann et qu’elle m’a présenté darren aronofsky, et lorsque jean-pierre léaud m’a fait le baise-main en me disant que j’étais très jolie (il faisait sombre et il est vieux.)

eh bien hier, j’ai pour la troisième fois de ma vie eu l’air d’une adolescente attardée lorsque j’ai parlé, serré la main et remis ma carte à rené balcer, scénariste, showrunner et producteur exécutif de LAW&ORDER.

je vous ai parlé du « look » hollywoodien de jack bender (ronald moore de battlestar galactica, que j’ai également vu hier, était encore pire…); je me dois de mentionner « l’anti-look hollywoodien » de l’adorable balcer, qui s’est présenté à sa master-class en chaussettes blanches et souliers à bande élastique… je l’aimais déjà.

ce trop sympathique bonhomme (qui a grandi à montréal et dont la langue maternelle est le français!) nous a livré hier avec une humilité incroyable de nombreuses informations, réflexions et anecdotes… et contrairement aux autres « master-class » que j’ai vues jusqu’ici, balcer avait pris la peine de préparer une présentation avec extraits.

il a écrit 180 épisodes de la série (oui, cent quatre vingt), et est de l’aventure depuis le premier jour. « i was working on another series with dick wolf called ‘nasty boys’. the network was convinced that show would be a total hit, and didn’t want to hear about L&O… dick told them that if they wanted ‘nasty boys’ they had to greenlight L&O, and that’s how the show was born. ‘nasty boys’ was quickly cancelled, and i was invited to finish my contract by transferring to law & order. »

j’ai eu du mal à retenir un cri d’émotion lorsqu’il a raconté que son tout premier scénario pour la série avait été inspiré par… la crise d’octobre!!! l’arrestation de sa cousine l’avait marqué: « i was inspired by how in a crisis, a very liberal leader like trudeau could turn into a tyrant. »

d’ailleurs, selon lui le succès de la série tient au fait qu’elle n’est pas un « who dunnit » mais un « why dunnit »: ils développent les scénarios autour des personnages et de comment ils réagissent au côté sombre de la nature humaine plutôt qu’autour du crime lui-même. « in one of the scripts for ‘criminal intent’, il wrote that ‘bad men do what good men dream’ – i think this explains a lot of L&O. »

évidemment, au coeur de ces questionnements est le personnage de jack mccoy. balcer a expliqué comment, après deux décennies, sam waterston est une véritable « incarnation » de mccoy et doit parfois être convaincu lorsque son alter ego a des comportements qu’il ne considère pas cohérents.

j’ai une fois de plus retenu un cri lorsqu’il a expliqué que L&O n’avait pas de bible, et tirait son style de deux longs-métrages: « Z » de costa gavras et « la bataille d’alger » de pontecorvo (un film qui a été crucial dans ma compréhension du cinéma… et de mon père colonialiste!). il a également expliqué qu’après le 11 septembre, une atmosphère de paranoïa, d’angoisse régnait à new-york et qu’il leur fallait ajuster un peu le look de l’émission. ils ont donc subtilement commencé à intégrer des « dirty frames » (cadres décalés, avec des objets en avant-plan, à la « the insider« ) au découpage des épisodes.

trina mcqueen, qui modérait la séance, lui a mentionné que moses znaimer avait déjà dit que « all television is educational » et lui a demandé ce que L&O nous apprenait comme téléspectateurs; balcer a réfléchi un moment: « i think ‘criminal intent’ teaches us empathy. and the ‘mother ship’ (la série originelle) teaches us to never trust authority. »

si je peux me permettre rené… vous nous apprenez aussi comment faire de la &#?@# de bonne télé.

les appendices

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félicitations à marie brissette (productrice) et toute la bande des appendices, série délicieusement décalée de télé-québec, qui s’est retrouvée en nomination pour deux prix aux prestigieux banff tv awards.

s’ils n’ont pas gagné, la nomination en soi est un prix: 250 productions de partout dans le monde avaient été soumises… j’ai croisé jean-françois chagnon (premier à gauche sur la photo) ce matin, qui m’a sorti un truc adorable: « t’sais, c’est quand même assez drôle d’être en nomination contre des gens qui dans leur speech remercient stephen spielberg! »

bien mérité, jf.

l’âge d’or de l’ONF

notre vénérable institution fête cette année ses 70 ans… et avec son virage numérique, elle s’apprête à donner tout son sens à l’expression « âge d’or ». (NDLR: si vous n’avez pas encore visité son nouveau site et les quelque mille films et documentaires auquel il donne accès, planifiez-vous une soirée avec votre ordi, je vous garantis que vous ne serez pas déçu.)

j’ai assisté ce midi à une présentation donnée conjointement par tom perlmutter, monique simard et rob mclaughlin, une des têtes chercheuses de ce virage digital. ce dernier venait nous présenter waterlife, leur dernier bébé, un site développé comme complément au film du même nom de kevin mcmahon.

en plus d’être d’une beauté exceptionnelle, ce parcours interactif nous plonge au coeur d’enjeux aussi pertinents que déchirants. à voir absolument.

UPDATE: billet de la brillante yannick b. gélinas à ce sujet.

oh, soleil, soleil…

je me suis échappée de get digital, qui malgré toute ma bonne volonté, était vraiment trop basic pour moi… mais parfait pour la salle peuplée de quarantenaires issus des médias traditionnels. ceci dit, les deux heures passées là-bas m’auront une fois de plus convaincue du génie de nos experts « locaux » martin lessard et sacha declomesnil, dont les ateliers donnés à l’INIS n’ont absolument rien à envier à ce séminaire new-yorkais célèbre!

petite pause soleil avant la prochaine session de mon nouveau programme, une présentation de l’ONF sur le webdocumentaire. depuis mon arrivée, il neige, il pleut, il brouillarde… aujourd’hui enfin, soeur soleil brille sur les rocheuses.

banffsoleil

grosse journée

aujourd’hui je vais passer une bonne partie de la journée au séminaire de shelly palmer, une « célébrité » new-yorkaise qui aide les technotwits à faire leurs premiers pas sur la planète web 2.0. j’ai hâte de voir de quoi il en retourne, histoire de peut-être vous l’amener à mourial…

et en fin de journée, mon bonbon personnel: classe de maître de rené balcer, un des exec producers de LAW & ORDER. je risque d’être complètement star-struck… mais je tâcherai tout de même de vous en faire un compte-rendu cohérent!

à plusse, donc.