si les siffleux…

passepartout335
j’ai récemment réalisé que certains de mes amis importés et/ou quarante-/quincagé-/soixante-naires n’avaient aucune idée de ce à quoi faisait référence le titre de ce dévidoir d’incongruités.

« si un siffleux sait siffler, je peux siffler moi aussi! » est un des rares souvenirs que j’ai de passe-partout, cette émission-phare de ma génération que je semble être la seule à avoir détestée — je trouvais passe-partout nounoune, les marionettes laides et la musique in-sup-portable. seul fardoche (un personnage de fermier/homme de la terre) trouvait grâce à mes yeux, et j’avais un peu pitié de passe-montagne, benêt rêveur « pogné » avec deux femelles hystériques…

enfinbonbref, un sketch devenu légendaire mettait en scène le dit passe-montagne en train d’essayer de siffler. on passait de passe-montagne à des images de marmottes, qui sifflotaient sans problème alors que notre homme ne parvenait qu’à crachoter sans émettre un son… ce qui le rendait furieux. « si un siffleux sait siffler, je peux siffler moi aussi!« , répétait-il sans arrêt, enragé, entre deux tentatives. si je me souviens bien, il n’atteignait jamais son but, piquait une sainte colère et était tiré hors-cadre par passe-partout et passe-carreau. (d’ailleurs, comme le mentionne cette blogueuse, on repassera côté pédagogie…)

vous voilà donc dans le coup, chers amis outre-atlantiques et/ou pré-seventies
Picture 13
à vous maintenant de m’éclairer: comment diantre vous expliquiez-vous le titre de ce blogue sans savoir ce que je viens de vous raconter?!?! si j’en crois les théories hilarantes échaffaudées par certaines de mes fréquentations hexagonales (merci ma bichette), nos amis fouisseurs semblent avoir inspiré certains bijoux d’inventivité… merci de les partager avec curieuse petite moi!

Publicités

dimanche avec les bonobos

Picture 8

captivante présentation de susan savage-rumbaugh, une primatologue dont le travail avec les bonobos, s’il est controversé, n’en est pas moins fascinant.

les bononos qu’elle élève dans un contexte mi-humain, mi-animal (« panhomo culture« ) apprennent à communiquer, écrire, et sont bien meilleurs que moi à pacman.

« we believe that it’s not biology, it’s culture. so we are sharing tools, technology and language with another species. »

post banffum

rentrée sur le macadam samedi, j’avoue avoir un peu de mal à me réadapter à notre air vicié et à l’absence de bestioles. j’avoue également avoir un peu de mal à entamer la digestion de tout ce que j’ai gobé tout rond pendant six jours… si le tri de toutes ces informations, impressions et opinions me prendra encore quelques jours, je crois tout de même en être venue à une conclusion.

en voyant s’agiter tous ces costards-sans-cravates paniqués, désespérés de constater que leurs acquis ne valent plus grand-chose, consternés de ne pas réussir à reproduire les modèles éprouvés et angoissés de n’y rien comprendre, je me suis trouvée chanceuse.

vous l’êtes aussi.

ce que nous vivons est fabuleux. excitant. exaltant. nous avons une chance inouïe comme créateurs, penseurs, facilitateurs. tout est possible. tout est à (ré)inventer. cessons d’avoir peur, cessons d’être nostalgiques, de pleurer la mort « d’un certain cinéma » et de lever le nez sur ce que beaucoup d’entre nous considéraient jusqu’ici une culture du superficiel et de l’instantané sans substance.

ce que nous vivons est fabuleux. excitant. exaltant. nous avons une chance inouïe comme créateurs, penseurs, facilitateurs. nous avons à notre disposition un tout nouveau continent et une pléthore de nouveaux idiomes. à nous de raconter de nouvelles histoires… autrement.
clueless-excuse

les grosses bêtes

grossebête

oui, on vient à banff pour shmoozer et pour tâter de la tendance. mais on vient aussi à banff parceque c’est *&%?*%ment beau, et que les quelques moments passés dans le silence de l’immensité rocheuse donnent un sens à toutes ces transmédianeries 2.0. ceux qui ont eu la chance de passer par ici savent de quoi je parle.

bref, je viens (enfin!) de faire ma première randonnée. même si j’étais (comme d’hab) seule et esseulée et qu’un chauffeur de taxi m’avait prévenue qu’une maman grizzly rôdait dans les parages, j’ai pris mon courage à deux mains et suis allée déambuler dans la nature comme la femme de l’an deux mille que je suis….

il y avait une bonne heure que j’avançais à travers la forêt (en prenant soin de cogner deux roches ensemble pour « annoncer » ma présence) lorsque soudainement quelque chose bouge à ma gauche.

je m’arrête net. tappe-tappe les cailloux.

ça bouge encore — ça a l’air gros.

mon coeur bat la chamade, j’ai soudainement très chaud.

je ne sais pas si je dois avancer ou reculer, alors je ne fais rien du tout.

re-tappe-tappe les cailloux… pour finalement faire émerger du bosquet deux MINUSCULES suisses qui s’approchent de moi, bien fiers de leur coup. j’explose de rire — ça ne les effraie pas du tout, au contraire! ces cons là se mettent à me suivre! ils m’ont accompagnée sur une bonne dizaine de mètres avant de me larguer sans demander leur reste, ayant soudainement entamé une partie de tag à laquelle ils ne m’ont pas conviée.

je n’aurai donc pas vu de wapiti, mais j’aurai été « stalkée » par deux suisses baveux.

pas besoin de vous dire où est la grosse bête dans cette histoire.

visiteur

pine_martin2

cette adorable bestiole vient de passer sur ma terrasse, s’arrêtant une seconde devant ma porte patio avant de détaler vers l’ouest.

je suis sortie et me suis tournée vers un monsieur qui travaillait à réparer un des barbecues du resort. « hey, did you see the pine marten? don’t pet him, hey, they are quite wild! hey, they are squirrel-killers… »

ceux qui ont le triste privilège de me côtoyer peuvent m’imaginer en train de battre des mains comme une otarie… j’en veux un!!!!!!!!

oh, soleil, soleil…

je me suis échappée de get digital, qui malgré toute ma bonne volonté, était vraiment trop basic pour moi… mais parfait pour la salle peuplée de quarantenaires issus des médias traditionnels. ceci dit, les deux heures passées là-bas m’auront une fois de plus convaincue du génie de nos experts « locaux » martin lessard et sacha declomesnil, dont les ateliers donnés à l’INIS n’ont absolument rien à envier à ce séminaire new-yorkais célèbre!

petite pause soleil avant la prochaine session de mon nouveau programme, une présentation de l’ONF sur le webdocumentaire. depuis mon arrivée, il neige, il pleut, il brouillarde… aujourd’hui enfin, soeur soleil brille sur les rocheuses.

banffsoleil

grosse journée

aujourd’hui je vais passer une bonne partie de la journée au séminaire de shelly palmer, une « célébrité » new-yorkaise qui aide les technotwits à faire leurs premiers pas sur la planète web 2.0. j’ai hâte de voir de quoi il en retourne, histoire de peut-être vous l’amener à mourial…

et en fin de journée, mon bonbon personnel: classe de maître de rené balcer, un des exec producers de LAW & ORDER. je risque d’être complètement star-struck… mais je tâcherai tout de même de vous en faire un compte-rendu cohérent!

à plusse, donc.