HOOOOO!

MILOU+SANTA

mille excuses à ceux qui attendaient impatiemment de mes nouvelles, mais la vie avec le père noël n’est pas de tout repos!  il est minuit et quart, nous venons tout juste de terminer les derniers ajustements à la PNP, après sept journées de vingt heures passées avec l’infatigable barbu et son équipe.  je reprends l’avion demain matin pour montréal, étourdie, épuisée mais bien consciente du privilège exceptionnel que j’ai eu de côtoyer l’homme le plus généreux de l’univers et de découvrir ses secrets…  secrets que je partagerai avec vous sous peu, promis.

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ho! ho! ho!…. HO!

Le village du Père Noël à Rovaniemi en Laponie.
Le village du Père Noël à Rovaniemi en Laponie.

après un mois de pré-production éreintant, alexandre bérard et moi nous embarquons dans quelques heures pour le pôle nord afin de compléter l’installation de la nouvelle console PNP, le système lancé l’an dernier qui a permis à plus d’un million et demi d’enfants de recevoir un message personnalisé du père noël.

près de vingt-quatre heures de voyagement nous mèneront à rovaniemi dans le cercle polaire, à quelques 900 km d’helsinki, lieu de résidence officielle du père noël.  (NDLR: je suis un peu déçue — j’espérais qu’il vienne nous chercher à helsinki en traîneau, mais celui-ci n’entre semble-t-il en opération qu’en novembre…)

alex et moi passeront sept jours avec le PN et son équipe afin d’effectuer des tests et former l’équipe de lutins qui opérera la console.

à suivre cette semaine.

temps mort: cinéweb

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selon le synopsis officiel, c’est « la web série de l’heure« … et si cette autopromotion maladroite m’a bien entendu fait sourciller, le visionnement des deux premiers épisodes de tempsmort.tv m’aura forcée à donner raison à l’auteur de ce texte racolleur.

lancée le 9 juillet, la série suit le quotidien de joël, survivant d’un cataclysme survenu quelques mois plus tôt qui a laissé le québec sans électricité, figé dans le silence et la neige… une neige qui tombe sans arrêt depuis 180 jours. Lire la suite « temps mort: cinéweb »

le warhol du web

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je n’avais personellement jamais entendu parler de joshua harris avant de lire cet article du utne reader. et pourtant, selon ses propres dires, harris est « le plus grand artiste du 21e siècle« .

je vous entends d’ici lever les yeux au ciel, mais je dois avouer qu’après une exploration un peu plus poussée du personnage j’en suis venue à comprendre pourquoi certains appellent harris le « warhol du web »: à la fois visionnaire et mégalomane, harris est de ces artistes qui vivent sans compromis, par et pour leurs convictions… et dont le cheminement créatif en lui-même devient manifestation artistique.

« we live in public« , documentaire de ondi timoner primé à sundance, explore deux de ses projets les plus controversés: quiet (1999) et we live in public (2001), mises en scène expériencielles visant à prouver que privé d’intimité, l’être humain se transforme en zombie.

après le dotcom boom, harris a les poches pleines et décide d’enfermer pendant un mois 100 artistes consentants dans un bunker/hotel où ils seront filmés 24 heures sur 24. histoire d’ajouter au potentiel explosif de l’expérience, les participants ont accès à un stand de tir et des armes à feu… alertée par FEMA qui voit en quiet les germes d’une secte millénariste, c’est finalement la police de new-york qui mettra un terme à cette première folie.

harris décide alors de se mettre lui-même en scène en installant 32 caméras dans le loft qu’il partage avec sa blonde et en restant « live » 24/7. à la fois cobaye et geolier, harris va se désintégrer sous les yeux des internautes, perdant lentement l’esprit… et sa fortune de quelques 80 millions. CQFD.

sur nos écrans à l’automne.

la grande dépression

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étonnamment, un des panels les plus divertissants de mon périple banffesque réunissait quatre individus fort déprimés – des broadcasters, évidemment – autour d’une question ô combien déprimante: “elle est où, l’argent?

cordés sur scène se trouvaient notamment david purdy (le suprenament sympatique) représentant de rogers cable, karin gilford (une transfuge de yahoo passée chez comcast) et mon chouchou du moment, le brillantissime gary carter.

le modérateur a ouvert en demandant aux panelistes ce qui les empêchait de dormir la nuit.

1) purdy a confié faire de l’insomnie en pensant à ce qui allait advenir de leur modèle d’affaires basé sur abonnement. de nombreuses nuits blanches l’auront finalement mené à la conclusion que le salut passerait par un système d’abonnement multiplateforme, avec tarif mensuel qui donnerait accès aux contenus à la télé, sur le web et tutti quanti.

2) c’est la « dévalorisation » de la production qui tient karin gilford éveillée la nuit. produire quelque chose de qualité coûte toujours aussi cher – et ces productions sont aujourd’hui évaluées et consommées de la même façon que des trucs boboches tournés dans des demi sous-sols. ceci déprime beaucoup karin.

3) après avoir répété la question, carter pousse un long soupir et laisse simplement tomber : “what does it mean to be a producer of entertainment in the 21st century?

à mon humble avis, carter pose ici la seule vraie question que nous devons aujourd’hui nous poser. notre réflexe premier est – et c’est parfaitement normal – de tenter de sauver notre peau et de trouver une façon d’arrimer nos vieux modèles à la réalité émergente… mais avant toute chose, ne devrions-pas accepter cette réalité? « tomorrow is now« … à nous de changer.

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gary carter: home run

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rassurez-vous, je ne vous causerai pas balle-molle (NDLR: si un jour je me mets à vous causer balle-molle, repentez-vous et embrassez vos enfants, ce signe méconnu de l’apocalypse est sans appel). ce billet s’attardera plutôt à un homonyme de notre bien-aimé « kid », un visionnaire aussi atypique que brillant que j’ai eu la chance d’entendre à banff. Lire la suite « gary carter: home run »

post banffum

rentrée sur le macadam samedi, j’avoue avoir un peu de mal à me réadapter à notre air vicié et à l’absence de bestioles. j’avoue également avoir un peu de mal à entamer la digestion de tout ce que j’ai gobé tout rond pendant six jours… si le tri de toutes ces informations, impressions et opinions me prendra encore quelques jours, je crois tout de même en être venue à une conclusion.

en voyant s’agiter tous ces costards-sans-cravates paniqués, désespérés de constater que leurs acquis ne valent plus grand-chose, consternés de ne pas réussir à reproduire les modèles éprouvés et angoissés de n’y rien comprendre, je me suis trouvée chanceuse.

vous l’êtes aussi.

ce que nous vivons est fabuleux. excitant. exaltant. nous avons une chance inouïe comme créateurs, penseurs, facilitateurs. tout est possible. tout est à (ré)inventer. cessons d’avoir peur, cessons d’être nostalgiques, de pleurer la mort « d’un certain cinéma » et de lever le nez sur ce que beaucoup d’entre nous considéraient jusqu’ici une culture du superficiel et de l’instantané sans substance.

ce que nous vivons est fabuleux. excitant. exaltant. nous avons une chance inouïe comme créateurs, penseurs, facilitateurs. nous avons à notre disposition un tout nouveau continent et une pléthore de nouveaux idiomes. à nous de raconter de nouvelles histoires… autrement.
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