la grande dépression

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étonnamment, un des panels les plus divertissants de mon périple banffesque réunissait quatre individus fort déprimés – des broadcasters, évidemment – autour d’une question ô combien déprimante: “elle est où, l’argent?

cordés sur scène se trouvaient notamment david purdy (le suprenament sympatique) représentant de rogers cable, karin gilford (une transfuge de yahoo passée chez comcast) et mon chouchou du moment, le brillantissime gary carter.

le modérateur a ouvert en demandant aux panelistes ce qui les empêchait de dormir la nuit.

1) purdy a confié faire de l’insomnie en pensant à ce qui allait advenir de leur modèle d’affaires basé sur abonnement. de nombreuses nuits blanches l’auront finalement mené à la conclusion que le salut passerait par un système d’abonnement multiplateforme, avec tarif mensuel qui donnerait accès aux contenus à la télé, sur le web et tutti quanti.

2) c’est la « dévalorisation » de la production qui tient karin gilford éveillée la nuit. produire quelque chose de qualité coûte toujours aussi cher – et ces productions sont aujourd’hui évaluées et consommées de la même façon que des trucs boboches tournés dans des demi sous-sols. ceci déprime beaucoup karin.

3) après avoir répété la question, carter pousse un long soupir et laisse simplement tomber : “what does it mean to be a producer of entertainment in the 21st century?

à mon humble avis, carter pose ici la seule vraie question que nous devons aujourd’hui nous poser. notre réflexe premier est – et c’est parfaitement normal – de tenter de sauver notre peau et de trouver une façon d’arrimer nos vieux modèles à la réalité émergente… mais avant toute chose, ne devrions-pas accepter cette réalité? « tomorrow is now« … à nous de changer.

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