le warhol du web

WeLiveInPublic2

je n’avais personellement jamais entendu parler de joshua harris avant de lire cet article du utne reader. et pourtant, selon ses propres dires, harris est « le plus grand artiste du 21e siècle« .

je vous entends d’ici lever les yeux au ciel, mais je dois avouer qu’après une exploration un peu plus poussée du personnage j’en suis venue à comprendre pourquoi certains appellent harris le « warhol du web »: à la fois visionnaire et mégalomane, harris est de ces artistes qui vivent sans compromis, par et pour leurs convictions… et dont le cheminement créatif en lui-même devient manifestation artistique.

« we live in public« , documentaire de ondi timoner primé à sundance, explore deux de ses projets les plus controversés: quiet (1999) et we live in public (2001), mises en scène expériencielles visant à prouver que privé d’intimité, l’être humain se transforme en zombie.

après le dotcom boom, harris a les poches pleines et décide d’enfermer pendant un mois 100 artistes consentants dans un bunker/hotel où ils seront filmés 24 heures sur 24. histoire d’ajouter au potentiel explosif de l’expérience, les participants ont accès à un stand de tir et des armes à feu… alertée par FEMA qui voit en quiet les germes d’une secte millénariste, c’est finalement la police de new-york qui mettra un terme à cette première folie.

harris décide alors de se mettre lui-même en scène en installant 32 caméras dans le loft qu’il partage avec sa blonde et en restant « live » 24/7. à la fois cobaye et geolier, harris va se désintégrer sous les yeux des internautes, perdant lentement l’esprit… et sa fortune de quelques 80 millions. CQFD.

sur nos écrans à l’automne.

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